lundi 1 mars 2010

Balade au parc

L’accès se fait au sortir d’une cité, le ciel est bleu, le soleil qui se faisait rare ces temps derniers a décidé de nous accompagner pour cette promenade matinale. La surprise est belle et grande, nous connaissons cet endroit pour l’avoir fréquenté de nombreuses fois déjà mais la nature, à chaque fois, nous accueille violemment par sa forte présence. Le contraste avec la ville est tel que c’est comme si elle voulait nous montrer que c’est bien elle la plus forte et qu’à son premier contact, l’imprégnation est totale.
L’effet est inévitable, nous sommes immédiatement submergés par les odeurs d’herbes coupés, de terre mouillée, par les oiseaux qui semblent avoir attendu notre entrée dans ce havre de paix pour entamer leurs chants, par la vision panoramique des lacs et des bois et des nombreux chemins qui ne demandent qu’à être foulés.
Ravigotés par cet accueil, nous inspirons une bonne bouffée d’air frais de fin de mois de février et décidons d’aller plus avant pour explorer les nombreux lieux verdoyants.
Je regrette déjà l’absence de mon appareil photo car le spectacle nous comble. Peu fréquenté à cette heure de la matinée, nous croisons seulement quelques sportifs, quelques paysagistes départementaux et certains promeneurs en manque de verdure comme nous.
La nature nous offre de nombreuses scènes d’animaux joueurs ou chasseurs ainsi que l’image d’arbres bourgeonnants ou maltraités par la tempête d’hier. Nous longeons successivement le grand lac, le lac haricot, l’étang des brouillards semi couvert par des joncs prestigieux et fiers ; Au dessus de nous, une mouette et quelques canards sauvages semblent nous héler de leurs cris pour nous montrer leur savoir-faire de voltiges dans les airs, puis plus loin, un rapace que nous ne savons nommé faute de connaissance en ornithologie, plane, tourne au dessus de nous, cherchant quelques nourritures à se mettre dans le bec.
Nous continuons notre déambulation croisant, de ci de là, quelques fauteuils en bois invitant au repos ou éventuellement à la lecture agreste.
Aux détours d’un chemin, nous sommes surpris par la présence de quatre personnes équipés tel des professionnels par des appareils photos aux objectifs gigantesques posés sur des pieds adaptés. Nous sommes tout de suite attirés par leur sujet d’observation commun et découvrons à la cime d’un arbre, à quelques mètres de nous, trois nids habités par trois magnifiques cigognes qui semblent jouer de leur succès et nous donnent l’impression comique d’en rajouter un peu dans leur comportement un peu frimeur.
Nous continuons notre balade déjà ravis de ce que nous avons pu observé, respiré et écouté et regagnons tranquillement la sortie pour retrouver la ville à contrecœur mais satisfaits de cette promenade bucolique.
Je me pose quand-même la question de savoir pourquoi en prenant de l’âge, nous ressentons un besoin plus exacerbé de nous rapprocher de la nature ?
Peut-être est-ce une préparation inconsciente, une étude non avouée de notre destination ultime à tous.

2 commentaires:

  1. merci pour cette belle promenade bucolique....En preant de l'âge, c'est vrai, nous avons un besoin,une envie de nature...elle nous ramène à l'essentiel; la nature nous permet d'être à l'écoute de ce qui nous entoure...peut-être à acceder à une certaine sérénité... pour notre destination ultilme?

    RépondreSupprimer
  2. il faut peut lire et relire un livre comme la societé du spectacle de guy debords pour mesure la profondeur du fossé qui se creuse entre l'homme occidental et la nature. les civilisation ancienne dites primitives en osmose avec la nature massacrées par ce même occidental à l'occasion de conquêtes pour de l'or et autres richesses matérielles témoignent de ce fait.

    RépondreSupprimer