le terme "cordon bleu" a autrefois désigné des décorations de prestige, offertes par les rois (à la place de sommes d'argent, donc bien plus économiques) aux personnes méritantes.Il en était ainsi de l'insigne des Chevaliers du Saint-Esprit, ordre créé par Henri III vers la fin du XVIe siècle, et distinction élitiste qui n'a été proposée qu'à peu de personnes qui étaient appelées des "cordons bleus". À l'époque, on trouvait aussi la Jarretière d'Angleterre, l'Éléphant de Danemark ou les Séraphins de Suède, par exemple. Aujourd'hui, on trouve encore l'ordre national du Mérite.Toujours est-il que, de ces décorations associées à un cordon ou ruban bleu, est né le qualificatif "cordon bleu" pour dire "le plus remarquable" (on trouvera ainsi un "l'Académie française est le cordon bleu des beaux esprits" au XVIIe siècle).Appliqué ensuite, d'abord par plaisanterie, aux bons (nes) cuisiniers(res), les plus méritants d'entre eux, bien entendu, le qualificatif s'est aujourd'hui réduit à les désigner (il est évoqué avec ce sens dans la 6e édition du dictionnaire de l'Académie en 1832).
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